L’année 2026 est, pour le codage de l’activité RR en SMR, une année de transition entre le CSARR et le nouveau CSAR qui sera le seul référentiel utilisé à partir du 1er janvier 2027.
Les établissements SMR vont donc basculer en codage CSAR cette année 2026, sachant que le format 2026 des RHS (M1D) autorise la saisie en CSARR ou en CSAR
Par ailleurs, en 2026, l’algorithme de classification des séjours HC et RHS HTP reste identique aux années précédentes : le choix a donc logiquement été fait par l’ATIH de transcoder les saisies CSAR en CSARR pour « coller » à la logique de classification actuelle en GME et GMT, avec en particulier la mécanique complexe, singulièrement en HC, des seuils liés aux pondérations cumulées des actes RR saisis dans le PMSI.
La question qui s’est alors posée est simple et spécifique à 2026 : comment transcoder les actes CSAR en CSARR sachant que la plupart des actes CSAR correspondent à plusieurs actes CSARR ?
La réponse s’est voulue prudentielle et simple : un acte CSAR en 2026 est transcodé, au niveau de la prise en compte de la pondération, sur l’acte CSARR associé qui porte la pondération la plus importante.
Et du coup se pose la question d’un éventuel effet d’aubaine en 2026 lié à cette règle de la « pondération maximale CSARR ».
Prenons l’exemple d’un codage CSAR 01E01 « Evaluation analytique des fonctions cognitives » pour illustrer (voir les fichiers associés au CSAR 2026 pour les référentiels de transcodage et de pondération) :
Ce codage correspond possiblement à 10 actes CSARR (« ALQ+001″, »ALQ+065″, »ALQ+110″, »ALQ+111″, »ALQ+176″, »ALQ+183″, »ALQ+285″, »ANQ+029″, »ANQ+411″, »ANQ+462 ») dont la pondération unitaire s’étale de 15 (ALQ+065) à 130 (ALQ+176)
Il sera transcodé en 2026, pour la classification des séjours CH et RHS HTP, avec l’acte ALQ+176 de pondération 130.
En 2026, tous les actes CSAR 01E01 auront donc une pondération unitaire de 130, même si, par exemple, il correspond en réalité à un ancien codage CSARR ALQ+183 avec intervenant 27 de pondération 30. Dans ce dernier cas, le « gain » de pondération sera de 100.
L’effet cumulatif de ces « gains » de pondération fera franchir à certains séjours des seuils de niveaux de réadaptation de séjours HC ou de RHS HTP, et donc une possible classification de plus haut niveau avec une recette d’activité associée plus élevée.
A ce stade de l’analyse, on pourrait parler d’un effet ponctuel d’aubaine en 2026 pour les établissements qui anticipent leur bascule en codage CSAR dans l’année.
MAIS, dans le même temps, de par sa logique d’acte plus globaux qu’en CSARR, à prise en charge identique, le nombre d’actes RR codés en CSAR est attendu inférieur à celui codé en CSARR, avec donc un effet déflationniste sur les pondérations cumulées
Ces 2 réalités aux effets opposés se composent donc en 2026.
L’analyse devra se faire au cas par cas par les DIM, une fois la bascule du codage en CSAR effective dans l’établissement.
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