Santé publique et PMSI

Etude sur les usages et la sécurité du baclofène en France entre 2009 et 2015

La CNAMTS et l’ANSM viennent de publier une étude consacrée aux usages du baclofène pour la période 2009- 2015, étude menée en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et conduite à partir des bases de données du Sniiram et du PMSI reliées à celle du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc).

Cette étude met en évidence une utilisation importante du baclofène en dehors du cadre de son autorisation de mise sur le marché (AMM). Ceci principalement dans le traitement de la maladie alcoolique qui fait l’objet d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Elle montre également que l’utilisation du baclofène à haute dose est associée à un risque accru d’hospitalisation et de décès par rapport aux traitements médicamenteux autorisés pour traiter la dépendance à l’alcool.

Les résultats montrent que l’utilisation du baclofène est associée à un risque accru, augmentant avec la dose, d’hospitalisation et de décès par rapport aux traitements médicamenteux autorisés pour traiter la dépendance à l’alcool.

Ces données amènent l’ANSM à engager dès à présent une révision de la RTU du baclofène dans l’alcoolo- dépendance, notamment en ce qui concerne les doses administrées.

Source : Résultats de l’étude sur les usages et la sécurité du baclofène en France entre 2009 et 2015 (INSERM)
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Les grandes sources de données sur les établissements de santé (Fiche DREES)

A l’occasion de la publication de l’édition 2016 de son panorama des établissements de santé, la DREES a mis en ligne de nombreuses fiches pédagogiques et synthétiques décrivant l’activité et les capacités des structures hospitalières.

Parmi celles-ci nous relevons la fiche n°35 relative aux grandes sources de données utilisées, à savoir les SAE, les PMSI et les DADS. La  fiche rappelle l’historique de chacune de ces grandes sources de données, discute des subtilités et limites de chacune de ces sources et détaille les origines des différences entre elles.

Par exemple, il est ainsi rappelé que la DREES calcule les durées moyennes de séjour sur les séjours en hospitalisation complète de plus de un jour, hors nouveau-nés restés près de leur mère, et en prenant en compte les jours de décès, non comptabilisés dans le PMSI, pour être homogène avec la SAE.

Autre exemple en lien avec les SAE et le PMSI MCO : les séjours comptabilisés dans la SAE correspondent depuis 2013 aux séjours terminés dans l’année, alors qu’auparavant la SAE mesurait les séjours commencés dans l’année, ce qui pouvait occasionner de légers écarts avec les séjours PMSI.

Autre exemple en lien avec les SAS et le PMSI SSR : dans le cas du transfert d’établissement d’un patient ou dans le cas de la mutation d’un patient dans un autre service que les SSR, le PMSI-SSR compte le jour du transfert ou de cette mutation à la fois dans l’unité de départ et dans l’unité d’accueil, alors que la SAE ne le compte qu’une fois. En revanche, le décompte est le même entre le PMSI-SSR et la SAE dans le cas de mutation de patients au sein du champ SSR dans la même structure hospitalière, en cas de décès du patient ou de son retour au domicile.

A parcourir pour se recaler sur les définitions et périmètres de ces sources de données.

Source : Fiche n°35 du Panorama des établissements de santé – Edition 2016 (DREES)

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Quand Google réagit aux symptômes

Google a fait de la santé et du traitement de l’information médicale un de ses principaux axes de développement. La preuve avec son nouveau service visant à informer et guider les patients requêtant des symptômes (1% des requêtes Google !). Google fera apparaître la liste des maladies associées, des fiches médicales et des options de traitement

Le contenu des fiches médicales a été conçu en collaboration avec des médecins de la Havard Medical School et de la Mayo Clinic.

Pour le moment le service est en test sur la version mobile aux Etats-Unis uniquement.

Source : Billet du blog Google du 20 juin 2016
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L’amélioration de la prise en charge des plaies chroniques (Etude Assurance Maladie)

Nous relayons une récente étude de l’Assurance Maladie relative aux prises en charge des plaies chroniques (ulcères de jambe, escarres, plaies du pied diabétique).

Après avoir rappelé l’importance du sujet (coût de prise en charge de l’ordre d’un milliard d’euros), l’étude résume des expérimentations internationales (Allemagne, Royaume Uni, Canada) et françaises (réseaux de soins, télémédecine, expérimentation « Sauve ma peau, maîtriser le risque escarre » menée en Ile de France de septembre 2013 à juin 2014).

De ces expérimentations,il ressort que l’amélioration de la prise en charge des plaies est fonction de 3 variables :
– diminution des durées de cicatrisation
– diminution des taux de récidive
– diminution de la prévalence des escarres

Les taux d’hospitalisation à 2 mois pour les patients sont de :
– 30% pour les escarres
– 14% pour les ulcères
– 19% pour les plaies du pied diabétique (PPD)

Intéressant (slide 12) : les durées de cicatrisation détaillées par type de plaies

Source : Améliorer la prise en charge des plaies chroniques (Assurance Maladie – 18 mars 2015)
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La qualité métrologique du PMSI pour les AVC (Etude InVS)

Nous signalons une étude de l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire) qui s’est intéressée à la possibilité d’utiliser la base nationale du PMSI pour estimer l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en France, en mesurant sa valeur prédictive positive (VPP).

L’étude a impliqué 31 hôpitaux (15 CHU et 16 CHG) qui ont extrait au hasard des dossiers dont la cause était un AVC ou un AIT (Accident Ischémique Transitoire) via le codage CIM-10 puis un neurologue a revu ces dossiers dans chaque hôpital pour juger de la VPP du PMSI.

Trois algorithmes ont été évalués :

• l’algorithme 1 a sélectionné les séjours pour lesquels un des résumés d’unité médicale (RUM) mentionnait
en diagnostic principal un des codes suivants de la CIM-10 : I60 (hémorragie sous-arachnoïdienne) ;
I61 (hémorragie intracérébrale) ; I62.9 (hémorragie intracrânienne non traumatique, sans précision) ;
I63 (infarctus cérébral) ; I64 (AVC au mécanisme non précisé) ; G45 (AIT et syndromes apparentés) ;
G46 (syndromes vasculaires cérébraux) ; G81 (hémiplégie) ;

• l’algorithme 2 a sélectionné les séjours avec un diagnostic principal d’AVC dans les résumés de sortie
anonymes (RSA) ;

• l’algorithme 3 appliquait la même logique que l’algorithme 1, mais en considérant le code porté par le service
le plus spécialisé ayant pris en charge le patient

L’étude auquel nous renvoyons en lien détaille les résultats obtenus pour chacune de ces approches.

En conclusion, l’étude nous dit :

Il est possible d’établir un algorithme permettant d’améliorer la capacité du PMSI à identifier l’AVC et l’AIT avec une VPP supérieure à 88%. Le PMSI pourrait donc être un outil de mesure du poids de l’AVC en France, à condition d’associer à la mesure de la VPP une mesure de la sensibilité, qui fera l’objet d’un travail ultérieur en prenant comme référence les trois registres de population spécialisés sur l’AVC en France

Source : EVALUATION DE LA QUALITÉ MÉTROLOGIQUE DES DONNÉES DU PMSI CONCERNANT L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL EN FRANCE (Etude InVS – Août 2015)
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