Santé publique et PMSI

Les personnes de plus de 70 ans et les SSR (Etude DREES)

Nous signalons une nouvelle étude de la DREES dédiée aux personnes de plus de 70 ans en SSR et s’appuyant sur le PMSI SSR nationale (année de référence : 2011).

Quelques résultats :

#1 Les patients de 70 ans ou plus représentent plus de la moitié des séjours de SSR. La moitié d’entre elles sont âgées de 80 à 89 ans

#2 À l’issue des séjours de SSR, plus des deux tiers des personnes regagnent leur domicile ou intègrent un substitut de domicile (établissement d’hébergement pour personnes âgées, maison de retraite, etc.). 13 % des séjours se terminent par une orientation vers un service de médecine ou de chirurgie et 5 % par un décès. A noter qu’en 2011, 10% des séjours codés n’avaient de destination renseignée. 

#3 Les lésions traumatiques (généralement des fractures, dont 58 % de fractures du fémur) ou dues à d’autres conséquences de causes externes (intoxications, brûlures, complications de soins médicamenteux ou chirurgicaux) sont le principal motif de séjour en SSR (18 % des séjours). Voir l’étude pour le détail des autres motifs de séjour en SSR.

Source : « Soins de suite et de réadaptation : les personnes de 70 ans ou plus effectuent la moitié des séjours » (Etude DREES – Décembre 2015)
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Identification de profils de parcours de soins des patients ayant eu un infarctus du myocarde (Etude CHU Nîmes)

Suite à ses 8èmes Journées Grand Sud de l’Information Médicale qui se sont tenues à Nîmes les 4 et juin dernier, le COLRIM (Collège du Languedoc Roussillon en Information Médicale) a pris la très heureuse et très recommandable initiative de publier les supports des différentes présentations de ces 2 journées.

Parmi celles-ci, nous relayons plus particulièrement une étude menée par le Laboratoire de Biostatistique,
Epidémiologie (BESPIM) du CHU de Nîmes et le Laboratoire d’Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier (LIMM) relative aux caractéristiques des parcours de soins parmi les patients ayant eu un infarctus du myocarde (IM). 

L’étude a été menée à partir de la base nationale PMSI MCO de 2009 à 2011 en sélectionnant les patients ayant eu au moins un acte de cardiologie interventionnelle au cours de l’année 2009, soit une base de 86 318 patients représentant 43 290 enchaînements différents de GHM de leurs séjours dans le temps 

Résultats principaux :

puce  Motif fréquent : IM aigu suivi de angine de poitrine/insuffisance cardiaque/autre sténose coronarienne.

puce Motif spécifique pour les > 65 ans : Intervention sur la rétine Intervention sur la rétine

puce Motif spécifique pour les femmes avec plus de 2 hospitalisations : Affections de l’appareil génital féminin

A noter que le support présente clairement quelques concepts très utiles d’analyse PMSI : contextes, notion de séquence, motif séquentiel, motif séquentiel discriminant pour un contexte.

Source : RECHERCHE ET VISUALISATION DE PATTERNS DANS LES PARCOURS DE SOINS DES PATIENTS AYANT EU UN INFARCTUS DU MYOCARDE (CHU Nimes – 8ÈMES JOURNÉES GRAND SUD DE L’INFORMATION MÉDICALE 2015 NÎMES – 4 juin 2015)
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Fin de la diffusion des bases régionales par les ARS aux établissements

Vous recevez actuellement des messages de vos ARS vous informant de la fin de la diffusion des bases régionales sur CD-ROM par vos ARS. Vous ne recevrez donc pas les données PMSI régionales 2014.

Cette interruption est la mise en pratique d’une des conséquences des travaux menés dans le cadre de la commission « Open Data en Santé » (lien en Sources ci-dessous) et des conclusions du Rapport sur la gouvernance et l’utilisation des données de santé (lien en Sources ci-dessous) qui tous concluaient que ce dispositif ne garantissait pas la  protection de ces données.

L’ATIH va mettre en place un service en ligne pour la fin d’année pour reprendre ce service (payant ?).

Commentaire T2A Conseil

Pour les médecins DIM et ingénieurs PMSI, cette interruption n’est pas très grave, car l’ATIH a mis en ligne le site ScanSanté qui donne accès à de riches données de codage PMSI issues des bases nationales 2014.

Sources : Rapport sur la gouvernance et l’utilisation des données de santé (septembre 2013) – Commission Open data santé.
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Conséquences médico-économiques de la dénutrition à l’hôpital

On connaît l’important et la complexité du codage des dénutritions avec les codes en E40 à E46 avec d’une part la difficulté à s’assurer de la traçabilité dans les dossiers des informations de diagnostics qui autorisent ces codages (mesure des pertes de poids, IMC, albuminémie, âge plus ou moins 70 ans) et d’autre par le caractère CMA en sévérité 2, 3 ou 4 de la plupart de ces codes pour le MCO et du code E45 pour le SSR.

Nous signalons donc la séance thématique qui s’est tenu le 18 mars dernier s’est tenu à la Faculté de Pharmacie de Paris sur le sujet de la dénutrition à l’hôpital avec 6 présentations : Continue reading

Réadaptation cardiaque hospitalière après infarctus du myocarde en France. Un exemple d’utilisation du PMSI SSR

Nous signalons une étude parue en février 2014 sur le sujet de la réadaptation cardiaque (RC) hospitalière en SSR après un infarctus du myocarde (IDM) en France, étude publiée par l’Institut de Veille Sanitaire.

Cette étude a été réalisée, entre autres, à l’aide des données des bases nationales PMSI SSR et MCO. La méthode a été la suivante :

Les données ont été extraites des bases nationales des résumés d’hospitalisation en court
séjour (PMSI-MCO) et en soins de suite et de réadaptation (PMSI-SSR). Dans un premier temps, les séjours
du premier semestre 2011 avec diagnostic principal d’IDM ont été sélectionnés dans le PMSI-MCO. Seuls
les premiers séjours des patients non décédés ont été conservés, puis chaînés dans le PMSI-SSR de
l’année 2011. La finalité principale de prise en charge a permis de distinguer les patients en RC des patients
hospitalisés en SSR pour un autre motif. Des régressions logistiques ont été réalisées pour comparer les taux
régionaux de RC.

Les codes CIM-10 pour repérés les IDM en MCO ont été I21 (9,?10% des séjours repérés), I22 et I23.

Pour repérer les RC en SSR, l’étude a sélectionné les FPPC suivant de la première semaine :

  • Z50.0 : 72,2% des patients concernés avaient cette FPPC
  • Z501, Z508, Z5188, Z540 et Z548 pour les autres

Cette sélection a été confrontée à d’autres référentiels ce qui a permis, par exemple, de constater que 3,7% des séjours avec la FPPC Z500 étaient mal codés.

Les résultats principaux de l’étude montrent que dans les suites d’un IDM, un tiers des patients a été hospitalisé en SSR : 22,7% pour RC et 10,0% pour une finalité « autre ». La proportion de patients en RC diminuait avec l’âge (de 40,6% entre 18 et 45 ans à
2,3% pour les 85 ans ou plus) et était plus basse pour les femmes que pour les hommes (taux standardisés sur
l’âge : 18,8% vs. 23,9%). Les disparités régionales sont marquées.

Source : Réadaptation cardiaque hospitalière après infarctus du myocarde en France : 

apports du PMSI-SSR. Publication INVS

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