Santé publique et PMSI

Traitement de l’épilepsie par stimulation du nerf vague (étude PMSI)

Nous signalons cette étude décrivant l’utilisation de la stimulation du nerf vague (SNV), une méthode de neurostimulation utilisée pour le traitement des épilepsies pharmaco-résistantes invalidantes et des patients ne pouvant bénéficier d’une chirurgie, en vie réelle ainsi que l’évolution des implantations de dispositifs de SNV en France au cours des neuf dernières années. à l’aide la base nationale du PMSI MCO.

Les patients ont été identifiés à partir des codes de la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) des dispositifs de SNV implantés

Les actes associés de primo-implantation et de remplacement ont été identifiés selon les codes de la Classification commune des actes médicaux (CCAM), respectivement ADLA001 et ADKA001.

Quelques résultats : 
# de 2010 à 2018, 3 441 implantations de dispositifs de SNV identifiées, avec un diagnostic d’épilepsie identifié dans 98 % des cas
# La durée moyenne de séjour hospitalier pour implantation de dispositif SNV est passée de 3,6 ± 5,8 en 2010 à 2,5 ± 2,9 en 2018
# Les remplacements de dispositifs = une moyenne de 37 % des implantations au cours des quatre dernières années de l’étude.

Un poster publié sur Linkedin par un participant à une présentation de l’étude.

Source : Traitement de l’épilepsie par stimulation du nerf vague en France : évolution et caractéristiques des patients à partir des données de la base PMSI (Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique – Septembre 2020)
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Séjours avec diagnostic de grippe des patients de plus de 65 ans (Etude septembre 2020 – Base nationale PMSI MCO 2010-2018)

Nous signalons l’étude « Estimation du fardeau hospitalier direct et attribuable à la grippe en France à partir de la base PMSI » parue en septembre 2020 dans la revue « Médecine et maladies infectueuses » qui communique des informations intéressantes issues de la base nationale du PMSI MCO sur les séjours de grippe.

Ces séjours ont été dénombrés dans la base nationale MCO de 2010 à 2018 via les diagnostics de grippe. 

# « Les virus grippaux sont responsables d’épidémies saisonnières affectant 2 à 6 millions de personnes chaque année en France »

# « Nombre moyen d’hospitalisations pour grippe : 19 280 par saison [min : 8 627 ; max : 44,024] avec une durée moyenne de séjour de 8 jours. »

# « Les patients âgés de 65 ans et plus ayant fait face à des séjours plus longs (11 jours) représentaient le plus grand volume d’hospitalisations : 57 % des journées d’hospitalisation en moyenne (de 17 % pour la saison pandémique 2009/10 à 80 % pour la saison 2016/17) avec un taux de réhospitalisation de 29 % à 90 jours après la sortie. »

# « 32 424 hospitalisations respiratoires en excès étaient attribuables à la grippe par saison [min : 13 075 ; max : 48 672]. Les patients âgés de 65 ans et plus représentaient 68 % de ces hospitalisations »

# « le coût moyen d’une hospitalisation pour grippe étant de 4084 €. Les patients âgés de 65 ans et plus représentant 78 % des coûts des hospitalisations respiratoires en excès attribuables à la grippe »

Source : Estimation du fardeau hospitalier direct et attribuable à la grippe en France à partir de la base PMSI (revue Médecine et Maladies Infectieuses – Septembre 2020)

Des certificats de décès électroniques pour mieux compter les victimes du COVID-19 (INSERM)

Nous relayons ce communiqué de l’INSERM qui invite, entre autres, les établissements de santé à recourir le plus possible au certificat électronique de décès afin d’obtenir des chiffres de mortalité précis liés la pandémie de Covid-19 et ainsi, obtenir rapidement les chiffres nécessaires pour mieux suivre l’évolution de la pandémie.

Ces déclarations se font sous la responsabilité du Département d’Information Médicale ou, à défaut, avec la participation/validation du DIM, étant donné la nature des informations patients en jeu.

Guide de mise en oeuvre de CertDC

Source : Communiqué INSERM (6 avril 2020)

Indicateur de suivi des délais d’initiation de la chimiothérapie adjuvante pour cancer du côlon via le PMSI

Nous signalons une étude conçue, entre autres, par une équipe du CHU de Rouen visant à construire un indicateur de suivi des délais d’initiation de la chimiothérapie (CT) adjuvante pour cancer du côlon et à l’évaluer.

Résumé de l’étude : 

« Matériel et méthodes : À partir du PMSI au CHU de Rouen, nous avons calculé le délai entre la colectomie pour cancer du côlon et la CT, chez des patients hospitalisés entre 2009 et 2015. Par comparaison au dossier médical, nous avons identifié les vrais et les faux positifs, et nous avons calculé la valeur prédictive positive (VPP) de notre méthode.

Résultats : Parmi les 102 patients sélectionnés, la VPP était de 91 % (IC 95 % : [86–97]).

Conclusion : La qualité de l’indicateur mériterait d’être confirmée dans d’autres établissements. Appliqué aux bases PMSI nationales, il pourrait servir d’outil de pilotage au sein des agences régionales de santé et de l’Institut national du cancer. »

L’accès à l’étude complète est payant.

Source : Conformité du délai d’initiation de la chimiothérapie adjuvante pour cancer du côlon : élaboration d’un indicateur qualité à partir du PMSI (revue Oncologie – Août 2018)

Le traitement de la cataracte primaire entre 2008 et 2016 vu du PMSI (Etude DREES)

Nous signalons une étude relative à l’évolution du traitement de la cataracte primaire, étude publiée par la DREES en mars 2018, à partir des données de la base nationale du PMSI MCO sur la période 2008-2016.

Résumé : 
« En France, le nombre de séjours hospitaliers avec traitement chirurgical de cataracte primaire (remplacement du cristallin par une lentille artificielle) s’élève à 826 000 en 2016. Le nombre de patients opérés est toutefois plus faible : 574 000, car 44 % d’entre eux ont été opérés des deux yeux la même année, au cours de deux séjours distincts.

Entre 2008 et 2016, la part de la chirurgie ambulatoire est passée de 70 % à 92,5 %. Au cours de cette période, le nombre annuel de séjours pour cataracte primaire a augmenté de 39 % et celui des patients opérés de 28 %. Après prise en compte de l’augmentation de la population et de son vieillissement, la hausse des taux standardisés est de 23 % pour les interventions et de 13 % pour les patients. Ce décalage reflète l’augmentation des interventions bilatérales réalisées au cours de la même année. »

A noter la méthodologie que vous pouvez reprendre pour isoler cette activité dans vos établissements : 
« Les hospitalisations avec chirurgie de cataracte primaire ont été sélectionnées … à partir des actes codés. Les codes de la classification commune des actes médicaux (CCAM) retenus pour l’étude du traitement chirurgical de la cataracte primaire sont les suivants :
– BFGA002 « Extraction extracapsulaire manuelle du cristallin, avec implantation de cristallin artificiel dans la chambre postérieure de l’œil
– BFGA003 « Extraction extracapsulaire manuelle du cristallin, sans implantation de cristallin artificiel »
– BFGA004 « Extraction extracapsulaire du cristallin par phacoémulsification, avec implantation de cristallin artificiel dans la chambre postérieure de l’œil »
– BFGA006 « Extraction intracapsulaire ou extracapsulaire du cristallin, avec implantation de cristallin artificiel dans la chambre antérieure de l’œil en cas d’impossibilité d’implantation dans la chambre postérieure »
– BFGA008 « Extraction extracapsulaire du cristallin par phacoémulsification, sans implantation de cristallin artificiel »
– BFGA009 « Extraction intracapsulaire du cristallin, sans implantation de cristallin artificiel »
– BFGA010 « Extraction du cristallin par sclérotomie postérieure »

Source : « Le traitement de la cataracte primaire est la plus fréquente des interventions chirurgicales » (Etude DREES – Mars 2018)