PMSI MCO

FICHSUP PCR-TAG (Tests diagnostic SARS-CoV-2) 2021

Principaux points à retenir concernant le FICHSUP PCR-TAG (Tests diagnostic SARS-CoV-2) :

# concerne 5 prestations possibles :
## les prélèvements par écouvillonnage nasopharyngé effectués par les professionnels de santé habilités, pour un dépistage collectif ou individuel, en établissement ou à domicile, de jour ou de nuit, en semaine ou les dimanches et jours fériés,
## la phase pré-analytique (NABM : 9005) et la transmission des données de suivi (identité et résultats) dans SI-DEP ainsi que la transmission des résultats dans contact COVID (NABM : 9006) pour les tests RT-PCR ou RT-LAMP et l’alimentation des bases pour les tests antigéniques
## le test de RT-PCR ou RT-LAMP (NABM : 5271) lui-même, de jour ou de nuit, en semaine ou les dimanches et jours fériés
## la consultation de contact tracing pour un dépistage individuel, effectuée par un médecin généraliste ou spécialiste, de jour ou de nuit, en semaine ou les dimanches et jours fériés
## le test de séquençage, seulement pour les établissements concernés

# les établissements ex-DG/DAF sont concernés par l’ensemble des prestations recueillies. Les établissements ex-OQN/OQN ne sont concernés que par les prestations inhérentes aux tests antigéniques (TAG)

# mise à disposition à partir des transmissions M4 2021 des données PMSI en MCO, SSR, HAD et PSY

# accepte des données rétrospectives depuis le 1er janvier 2021, y compris au profit
de résidents ou de personnels en établissement social ou médico-social dont les EPHAD ainsi que les USLD

# ce FICHSUP est le seul mode de rémunération des prestations recueillies pour les
établissements concernés. Leur facturation directe est interdite

# le traitement se fait via un logiciel ATIH dédié (FICHSUP « Tests Diagnostic SARS-CoV-2 ») qui produit un fichier .dsc (type de fichier = G67) qui est à déposer sur ePMSI

Les 6 variables du FICHSUP Tests diagnostic SARS-CoV-2 (voir la notice technique ATIH pour le détail) :
# le FINESS PMSI de l’établissement
# le type de fichier = G66
# type de test = 1 : RT-PCR ou RT-LAMP [uniquement pour les établissements ex-DG et sous DAF], 2 : TAG [pour les établissements ex-DG/DAF et ex-OQN/OQN], 3 : Non applicable
# code de l’acte = type de prestation* auquel s’ajoutent les modificateurs** possibles (séparés du type de prestation par un unique « – »)
# période d’exécution = voir la notice technique ATIH
# nombre d’actes réalisés 

Les données transmises via le FICHSUP sont restituées à l’établissement transmetteur dans les tableaux OVALIDE DSC : DIAG-SARS-COV2

* types de prestation
INF = prélèvement par écouvillonnage nasopharyngé par un infirmier
MED = prélèvement par écouvillonnage nasopharyngé par un médecin
BIO = prélèvement par écouvillonnage nasopharyngé par un biologiste non médecin
PRA = pré-analytique [uniquement pour le type de test 1 : RT-PCR ou RT-LAMP]
PCR = test de RT-PCR ou RT-LAMP
ADB : alimentation des bases [uniquement pour le type de test 2 : TAG]
CCT = consultation de contact tracing [uniquement pour les établissements ex-DG et DAF]
SEQ = séquençage des variants [uniquement pour les établissements concernés]

** modificateurs
I = dépistage individuel [uniquement pour les actes de prélèvement]
C = dépistage collectif [uniquement pour les actes de prélèvement]
F = prestation réalisée un dimanche ou jour férié
N = prestation réalisée de nuit
D = prestation réalisée à domicile [uniquement associé à un dépistage individuel]
S = prestation réalisée par un médecin spécialiste [uniquement pour le contact tracing]

Sources :
NOTICE TECHNIQUE n° ATIH-288-9-2021 « FICHSUP tests pour diagnostic SARS-CoV-2 » (ATIH – version 03 juin 2021)
Valorisation du dépistage du SARS-CoV-2 et de la Covid-19 par FichSup (Ministère de la Santé)
Format MCO 2021Format SSR 2021

Hospitalisations pour neutropénie fébrile chimio-induite en France en 2018 (étude)

Nous signalons cette analyse réalisée par la société Median Conseil, présentée à l’AFSOS (Association Française des Soins Oncologiques de Support) les 8 et 9 octobre 2020 et relative à l’impact clinique et économique induit par les hospitalisations pour neutropénie fébrile (NF) chimio-induite, en termes de nombre de patients hospitalisés, nombre de séjours, mortalité intra-hospitalière et coûts par séjour

L’étude a été menée à partir de la base nationale du PMSI MCO en extrayant les patients traités par chimiothérapie entre décembre 2017 et novembre 2018 (première année de traitement) et ayant été hospitalisés pour NF entre décembre 2017 et décembre 2018, avec un mois maximum entre les deux séjours

Quelques résultats :

# en 2018, une hospitalisation pour NF a concerné 12 961 nouveaux patients, représentant un taux d’hospitalisation de 7,3 % chez les patients nouvellement diagnostiqués d’un cancer et traités par chimiothérapie
# avec une durée moyenne (écart-type) de 9,6 (± 13,2) jours
# pour un coût moyen d’un séjour par patient de 4 550 €
# avec un taux de mortalité de 9,8 %

Voir l’étude pour plus d’informations

Sources :  Poster « Hospitalisations pour neutropénie fébrile chimio-induite en France en 2018 : Impact clinique et caractéristiques des patients à partir des données des bases PMSI MCO. » (Médian Conseil)
L’étude fait aussi l’objet d’un papier dans la Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique de juin 2021.

Nouvelle définition clinique du sepsis et codage PMSI MCO

« À partir du 1er mars 2021 et suite à la modification de la définition du sepsis depuis 2016, le codage de celui-ci ne se basera plus sur le codage du syndrome de réponse inflammatoire systémique d’origine infectieuse avec défaillance d’organe (R65.1). Il sera décrit avec les codes qui comportent les termes sepsis dans leur libellé, dans les catégories A40-A41, B37.7, P36.-0 et O85 (exemples A40.0 Sepsis à streptocoques, groupe A, A41.5 Sepsis à d’autres microorganismes Gram négatif).

Le SRIS avec ou sans défaillance d’organes sera donc interdit au codage avec les diagnostics de sepsis et de choc septique.

Le sepsis est la conséquence d’une infection grave qui peut commencer localement (péritonite, pneumonie, infection urinaire, infection sur cathéter, etc.). Elle entraîne une réponse dérégulée de l’hôte à l’infection au cours de laquelle le syndrome infectieux est accompagné d’une dysfonction d’organe, avec un risque de mortalité à un mois de 10% à 15%. Le sepsis peut être accompagné, ou non, du passage de germes dans la circulation sanguine, avec hémoculture(s) positive(s). En accord avec cette nouvelle définition, les termes de sepsis sévère ou sepsis grave ne sont plus utilisés. Le terme de septicémie est obsolète.

La nouvelle définition clinique (recommandées par l’OMS) du sepsis se base sur le score SOFA.

Le score SOFA (Sepsis-related Organ Failure Assessement) est la somme de points de critères de défaillance d’organes et de fonctions dans un contexte infectieux. C’est un outil qui peut être utilisé par le médecin pour poser son diagnostic.

De façon générale, les informations propres à étayer le codage d’un diagnostic doivent être présentes dans le dossier médical du patient.

S’agissant du sepsis, la référence au score SOFA est recommandée mais n’est pas nécessaire dans le cadre du codage de l’information médicale pour le PMSI. Le diagnostic de sepsis, posé par le clinicien, doit être mentionné dans le dossier médical du patient

Choc septique

Le choc septique est un sous-ensemble du sepsis au cours duquel les anomalies circulatoires et cellulaires ou métaboliques sous-jacentes sont suffisamment profondes pour augmenter considérablement la mortalité à un mois de 25% à 35%

Le choc septique est défini par la présence des critères suivants au cours d’un sepsis :
• Besoin d’un traitement vasopresseur par catécholamines en continu,
malgré un remplissage vasculaire adéquat, pour maintenir la pression artérielle moyenne à plus de 65 mmHg
• Augmentation des lactates sériques >2mmol/l (ou 18mg/dl)

Lorsque l’infection s’accompagne d’un sepsis avec choc septique comme défini ci-dessus, le code R57.2 Choc septique devra être associé au code du sepsis.

Les actes CCAM de suppléance vitale, de remplissage vasculaire, d’épuration extra-rénale doivent aussi être codés à chaque fois qu’ils sont réalisés. »

Par ailleurs, une nouvelle version 2021 du fascicule de codage pour le PMSI dédiée aux maladies infectueuses est disponible avec des consignes détaillées quant au codage du sepsis.

Sources : Guide méthodologique du PMSI MCO 2021Fascicule de codage « Maladies infectueuses » (maj 2021)

CMA MCO 2021

En lien avec les évolutions 2021 de la CIM-10 à usage PMSI (voir article « Nouveautés 2021 de la CIM-10 à usage PMSI« ), la liste des CMA MCO évolue en 2021 (à partir du 1er mars 2021) avec l’ajout de 16 codes de paraplégie et tétraplégie en G82

La liste des CMA MCO 2021 comprend 4 801 codes (versus 4 785 en 2020)

Liste des CMA MCO 2021 au format csv (liste produite avec le package R refpmsi des référentiels PMSI)

Liste des 16 nouvelles CMA MCO 2021

Source : Manuel des GHM 2021 (Volume 1 – Annexe 4)
Copyright © Lespmsi.com – Imprimer cet article

Comparaison des patients cancéreux aux patients non cancéreux parmi les patients hospitalisés COVID-19 au niveau national (étude CHU Dijon)

Une équipe du CHU de Dijon (voir citation et source ci-dessous) a publié fin mars 2021 une intéressante étude ayant 2 objectifs :

# comparer les patients hospitalisés pour COVID-19 avec cancer à ceux sans cancer

# étudier l’effet du cancer sur le risque de décès à l’hôpital et d’admission en unité de soins intensifs.

L’étude s’appuie sur la base nationale du PMSI alimentée en particulier par les remontées accélérées COVID-19 depuis mars 2020 : tous les patients hospitalisés avec un code COVID U0710, U0711, U0712, U0714 ou U0715 entre le 1er mars et le 30 avril 2020 ont été inclus. 

Classiquement, les patients cancéreux ont été identifiés via les codages en C en DP, DR ou DAS : voir le supplément de l’étude détaillant les sous-types de tumeurs repérés par un codage CIM-10.

Une traduction en français du résumé de l’étude publiée en anglais : 

(1) Contexte : plusieurs études plus petites ont montré que les patients atteints de cancer COVID-19 courent un risque de décès significativement plus élevé. Notre objectif était de comparer les patients hospitalisés pour COVID-19 avec cancer à ceux sans cancer en utilisant des données nationales et d’étudier l’effet du cancer sur le risque de décès à l’hôpital et d’admission en unité de soins intensifs (USI).

(2) Méthodes : Tous les patients hospitalisés en France pour COVID-19 en mars-avril 2020 ont été inclus à partir de la base de données administrative nationale française, qui contient les résumés de sortie pour toutes les admissions hospitalières en France. Des patients cancéreux ont été identifiés au sein de cette population.

L’effet du cancer a été estimé par régression logistique, en ajustant pour l’âge, le sexe et les comorbidités.

(3) Résultats : Parmi les 89 530 patients COVID-19, nous avons identifié 6 201 patients atteints de cancer (6,9%). Ces patients étaient plus âgés et étaient plus susceptibles d’être des hommes et d’avoir des complications (insuffisance respiratoire et rénale aiguë, thrombose veineuse, fibrillation auriculaire) que ceux sans cancer.

Chez les patients atteints d’un cancer hématologique, les admissions en réanimation étaient significativement plus fréquentes (24,8 %) que les patients sans cancer (16,4 %) (p < 0,01). 

Les patients atteints de cancer solide sans métastase avaient un risque de mortalité significativement plus élevé que les patients sans cancer (aOR = 1,4 [1,3–1,5]), et la différence était encore plus marquée pour les patients atteints de cancer solide métastatique (aOR = 3,6 [3,2–4,0]). 

Par rapport aux patients atteints de cancer colorectal, les patients atteints de cancer du poumon, de cancer digestif (hors cancer colorectal) et de cancer hématologique présentaient un risque de mortalité plus élevé (aOR = 2,0 [1,6–2,6], 1,6 [1,3–2,1] et 1,4 [1,1–1,8] , respectivement). 

(4) Conclusions : Cette étude montre qu’en France, les patients atteints de COVID-19 et de cancer ont un risque de décès double par rapport aux patients COVID-19 sans cancer. 

Nous suggérons la nécessité de réorganiser les structures pour éviter la contamination des patients traités pour un cancer, à l’image de ce qui se fait déjà dans certains pays

Citation : 
Alain Bernard, Jonathan Cottenet, Philippe Bonniaud, Lionel Piroth, Patrick Arveux, et al.. Comparison of cancer patients to non-cancer patients among covid-19 inpatients at a national level. Cancers,
MDPI, 2021, 13 (6), pp.1-15. ff10.3390/cancers13061436ff. ffhal-03188142f

Source : article « Comparison of Cancer Patients to Non-Cancer Patients among COVID-19 Inpatients at a National Level » (HAL Archives ouvertes)