Santé publique et PMSI

Indicateur de suivi des délais d’initiation de la chimiothérapie adjuvante pour cancer du côlon via le PMSI

Nous signalons une étude conçue, entre autres, par une équipe du CHU de Rouen visant à construire un indicateur de suivi des délais d’initiation de la chimiothérapie (CT) adjuvante pour cancer du côlon et à l’évaluer.

Résumé de l’étude : 

« Matériel et méthodes : À partir du PMSI au CHU de Rouen, nous avons calculé le délai entre la colectomie pour cancer du côlon et la CT, chez des patients hospitalisés entre 2009 et 2015. Par comparaison au dossier médical, nous avons identifié les vrais et les faux positifs, et nous avons calculé la valeur prédictive positive (VPP) de notre méthode.

Résultats : Parmi les 102 patients sélectionnés, la VPP était de 91 % (IC 95 % : [86–97]).

Conclusion : La qualité de l’indicateur mériterait d’être confirmée dans d’autres établissements. Appliqué aux bases PMSI nationales, il pourrait servir d’outil de pilotage au sein des agences régionales de santé et de l’Institut national du cancer. »

L’accès à l’étude complète est payant.

Source : Conformité du délai d’initiation de la chimiothérapie adjuvante pour cancer du côlon : élaboration d’un indicateur qualité à partir du PMSI (revue Oncologie – Août 2018)

Le traitement de la cataracte primaire entre 2008 et 2016 vu du PMSI (Etude DREES)

Nous signalons une étude relative à l’évolution du traitement de la cataracte primaire, étude publiée par la DREES en mars 2018, à partir des données de la base nationale du PMSI MCO sur la période 2008-2016.

Résumé : 
« En France, le nombre de séjours hospitaliers avec traitement chirurgical de cataracte primaire (remplacement du cristallin par une lentille artificielle) s’élève à 826 000 en 2016. Le nombre de patients opérés est toutefois plus faible : 574 000, car 44 % d’entre eux ont été opérés des deux yeux la même année, au cours de deux séjours distincts.

Entre 2008 et 2016, la part de la chirurgie ambulatoire est passée de 70 % à 92,5 %. Au cours de cette période, le nombre annuel de séjours pour cataracte primaire a augmenté de 39 % et celui des patients opérés de 28 %. Après prise en compte de l’augmentation de la population et de son vieillissement, la hausse des taux standardisés est de 23 % pour les interventions et de 13 % pour les patients. Ce décalage reflète l’augmentation des interventions bilatérales réalisées au cours de la même année. »

A noter la méthodologie que vous pouvez reprendre pour isoler cette activité dans vos établissements : 
« Les hospitalisations avec chirurgie de cataracte primaire ont été sélectionnées … à partir des actes codés. Les codes de la classification commune des actes médicaux (CCAM) retenus pour l’étude du traitement chirurgical de la cataracte primaire sont les suivants :
– BFGA002 « Extraction extracapsulaire manuelle du cristallin, avec implantation de cristallin artificiel dans la chambre postérieure de l’œil
– BFGA003 « Extraction extracapsulaire manuelle du cristallin, sans implantation de cristallin artificiel »
– BFGA004 « Extraction extracapsulaire du cristallin par phacoémulsification, avec implantation de cristallin artificiel dans la chambre postérieure de l’œil »
– BFGA006 « Extraction intracapsulaire ou extracapsulaire du cristallin, avec implantation de cristallin artificiel dans la chambre antérieure de l’œil en cas d’impossibilité d’implantation dans la chambre postérieure »
– BFGA008 « Extraction extracapsulaire du cristallin par phacoémulsification, sans implantation de cristallin artificiel »
– BFGA009 « Extraction intracapsulaire du cristallin, sans implantation de cristallin artificiel »
– BFGA010 « Extraction du cristallin par sclérotomie postérieure »

Source : « Le traitement de la cataracte primaire est la plus fréquente des interventions chirurgicales » (Etude DREES – Mars 2018)

Etude sur les usages et la sécurité du baclofène en France entre 2009 et 2015

La CNAMTS et l’ANSM viennent de publier une étude consacrée aux usages du baclofène pour la période 2009- 2015, étude menée en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et conduite à partir des bases de données du Sniiram et du PMSI reliées à celle du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc).

Cette étude met en évidence une utilisation importante du baclofène en dehors du cadre de son autorisation de mise sur le marché (AMM). Ceci principalement dans le traitement de la maladie alcoolique qui fait l’objet d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Elle montre également que l’utilisation du baclofène à haute dose est associée à un risque accru d’hospitalisation et de décès par rapport aux traitements médicamenteux autorisés pour traiter la dépendance à l’alcool.

Les résultats montrent que l’utilisation du baclofène est associée à un risque accru, augmentant avec la dose, d’hospitalisation et de décès par rapport aux traitements médicamenteux autorisés pour traiter la dépendance à l’alcool.

Ces données amènent l’ANSM à engager dès à présent une révision de la RTU du baclofène dans l’alcoolo- dépendance, notamment en ce qui concerne les doses administrées.

Source : Résultats de l’étude sur les usages et la sécurité du baclofène en France entre 2009 et 2015 (INSERM)
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Les grandes sources de données sur les établissements de santé (Fiche DREES)

A l’occasion de la publication de l’édition 2016 de son panorama des établissements de santé, la DREES a mis en ligne de nombreuses fiches pédagogiques et synthétiques décrivant l’activité et les capacités des structures hospitalières.

Parmi celles-ci nous relevons la fiche n°35 relative aux grandes sources de données utilisées, à savoir les SAE, les PMSI et les DADS. La  fiche rappelle l’historique de chacune de ces grandes sources de données, discute des subtilités et limites de chacune de ces sources et détaille les origines des différences entre elles.

Par exemple, il est ainsi rappelé que la DREES calcule les durées moyennes de séjour sur les séjours en hospitalisation complète de plus de un jour, hors nouveau-nés restés près de leur mère, et en prenant en compte les jours de décès, non comptabilisés dans le PMSI, pour être homogène avec la SAE.

Autre exemple en lien avec les SAE et le PMSI MCO : les séjours comptabilisés dans la SAE correspondent depuis 2013 aux séjours terminés dans l’année, alors qu’auparavant la SAE mesurait les séjours commencés dans l’année, ce qui pouvait occasionner de légers écarts avec les séjours PMSI.

Autre exemple en lien avec les SAS et le PMSI SSR : dans le cas du transfert d’établissement d’un patient ou dans le cas de la mutation d’un patient dans un autre service que les SSR, le PMSI-SSR compte le jour du transfert ou de cette mutation à la fois dans l’unité de départ et dans l’unité d’accueil, alors que la SAE ne le compte qu’une fois. En revanche, le décompte est le même entre le PMSI-SSR et la SAE dans le cas de mutation de patients au sein du champ SSR dans la même structure hospitalière, en cas de décès du patient ou de son retour au domicile.

A parcourir pour se recaler sur les définitions et périmètres de ces sources de données.

Source : Fiche n°35 du Panorama des établissements de santé – Edition 2016 (DREES)

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Quand Google réagit aux symptômes

Google a fait de la santé et du traitement de l’information médicale un de ses principaux axes de développement. La preuve avec son nouveau service visant à informer et guider les patients requêtant des symptômes (1% des requêtes Google !). Google fera apparaître la liste des maladies associées, des fiches médicales et des options de traitement

Le contenu des fiches médicales a été conçu en collaboration avec des médecins de la Havard Medical School et de la Mayo Clinic.

Pour le moment le service est en test sur la version mobile aux Etats-Unis uniquement.

Source : Billet du blog Google du 20 juin 2016
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L’amélioration de la prise en charge des plaies chroniques (Etude Assurance Maladie)

Nous relayons une récente étude de l’Assurance Maladie relative aux prises en charge des plaies chroniques (ulcères de jambe, escarres, plaies du pied diabétique).

Après avoir rappelé l’importance du sujet (coût de prise en charge de l’ordre d’un milliard d’euros), l’étude résume des expérimentations internationales (Allemagne, Royaume Uni, Canada) et françaises (réseaux de soins, télémédecine, expérimentation « Sauve ma peau, maîtriser le risque escarre » menée en Ile de France de septembre 2013 à juin 2014).

De ces expérimentations,il ressort que l’amélioration de la prise en charge des plaies est fonction de 3 variables :
– diminution des durées de cicatrisation
– diminution des taux de récidive
– diminution de la prévalence des escarres

Les taux d’hospitalisation à 2 mois pour les patients sont de :
– 30% pour les escarres
– 14% pour les ulcères
– 19% pour les plaies du pied diabétique (PPD)

Intéressant (slide 12) : les durées de cicatrisation détaillées par type de plaies

Source : Améliorer la prise en charge des plaies chroniques (Assurance Maladie – 18 mars 2015)
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