Author: DG

L’état de la dette des établissements publics de santé (rapport Cour des Comptes)

La Cour des Comptes vient de rendre public une étude menée à la demande de l’Assemblée Nationale sur l’endettement des hôpitaux.

Parmi les principaux résultats de cette étude, on notera :

  • « La dette à moyen et long terme des établissements publics de santé (EPS) a triplé en dix ans, pour atteindre 29,3 Md€ à la fin 2012, soit 1,4 % du PIB »
  • « Après des années de croissance annuelle supérieure à 15 %, un début de ralentissement peut être observé depuis 2010, le taux de progression de la dette à moyen et long terme des EPS étant revenu à 6 % en 2012, toutes choses égales par ailleurs. »
  • « Le service de la dette, qui tient compte des charges d’intérêt et des obligations annuelles de remboursement des hôpitaux, atteignait 4,1 % des produits d’exploitationfin 2011 »
  • Une des raisons de cet endettement tient aux plans Hôpital 2007 et Hôpital 2012 mal maîtrisés et surtout financés par endettement
  • Les fameux emprunts structurés dont les charges financières explosent après quelques années représentaient « fin 2012 près d’1 Md€, soit 4 % de l’encours total des  établissements publics et étaient concentrés sur moins d’une centaine d’établissements de santé »
  • « Les encours à risque élevé atteignaient 2,5 Md€, soit 9 % de l’encours total »

La Cour des Comptes émet 6 recommandations de bon sens :

  1. réserver le financement des investissements par l’emprunt exclusivement aux projets permettant aux établissements publics de santé d’atteindre un taux de marge d’au moins 8 % ;
  2. généraliser à l’ensemble des établissements publics de santé l’obligation de construire un plan prévisionnel de trésorerie sur six mois glissants ;
  3. permettre l’expérimentation par les trois plus grands centres hospitaliers régionaux de l’émission de billets de trésorerie ;
  4. définir au niveau central une démarche d’ensemble claire et organisée de désensibilisation des emprunts structurés souscrits par les établissements publics de santé, faisant apparaître les priorités et les modalités de la sécurisation des encours des hôpitaux ;
  5. envisager pour le secteur hospitalier la création d’un dispositif spécifique de soutien partageant l’allègement du coût de la neutralisation des risques attachés aux emprunts structurés entre les banques et les emprunteurs ;
  6. obliger les directeurs des établissements à présenter annuellement au conseil de surveillance la stratégie de gestion de la dette de l’établissement, précisant, le cas échéant, la démarche de sécurisation des emprunts structurés, avant transmission à l’agence régionale de santé pour approbation.

Source : La dette des EPS – Rapport Cour des Comptes

Imprimer cet article

Les CMA 2014 (version 11f) : comparaison avec la liste des CMA 2013

Comme chaque année, la liste des CMA pour le MCO a changé avec la nouvelle version 11f des GHM.

Quelques données à ce sujet :

  • 4 893 codes CIM-10 sont CMA en 2014 (version 11f). Il y en avait 4 825 en 2013 (version 11e)
  • La liste des CMA de sévérité 4 en 11f comprend 483 codes CIM-10 comme en 11e avec 3 ajouts (U821 « Résistance à la méthicilline », U830 « Résistance à la vancomycine » et  U831 « Résistance à d’autres antibiotiques apparentés à la vancomycine »)
  • La liste des CMA de sévérité 3 change, passant de 874 codes en 11e , à 881 codes en 11f avec 1 retrait (U88) et 8 ajouts (J96.00, J96.01, J96.09, K43.4, K43.7, U82.2, U83.7, U84.4). Il s’agit simplement de la prise en compte des évolutions de la CIM-10 en 2014
  • La liste des CMA de sévérité 2 passe de 3 508 codes en 11e à 3 529 codes en 11f
  • 38 nouvelles CMA en 2014 correspondant toutes à  nouveaux codes CIM-10 2014 : les 6 nouveaux codes de Fibrillation auriculaire en I48 (I480, I481, I482, I483, I484, I489), le I726 « Anévrisme et dissection de l’artère vertébrale », les 15 codes en J96 d’insuffisance respiratoire, 4 codes en K43 d’hernie et 12 codes en U82, U83 et U84 de résistance aux médicaments

Source : Volume 1 du manuel GHM 11f (2014) – Annexe 4 

Copyright © Lespmsi.com – Imprimer cet article

Evolution des finances des cliniques privées jusqu’en 2012 (étude DREES – Mars 2014)

La DREES vient de publier une étude complète sur l’évolution des finances des cliniques privées MCO, SSR et PSY entre 2006 et 2012, sur la base de 3/4 des cliniques ayant déposé leurs comptes. A noter que l’étude ne fait que 4 pages, et va donc à l’essentiel.

Présentation de l’étude :
« En 2012, la rentabilité nette des cliniques privées à but lucratif est estimée à 1,9 % de leur chiffre d’affaires. Elle baisse de 0,7 point par rapport à 2011, mais son niveau est proche de ceux observés au cours de la période 2008-2010. Le résultat net plus élevé obtenu en 2011 s’expliquait par des opérations de cessions immobilières exceptionnelles.

Evolution de la rentabilité des cliniques privées entre 2006 et 2012

La situation économique et financière des cliniques privées est contrastée selon leur secteur d’activité. Dans le secteur le plus important, en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO), la rentabilité nette se limite, en 2012, à 1,3 %, avec une baisse du résultat d’exploitation et de la capacité d’autofinancement. Cette dernière reste toutefois à 3,7 %, un niveau comparable à ceux observés ces dernières années. L’endettement des cliniques en MCO augmente (45 %) malgré un effort d’investissement qui poursuit sa baisse.

Les cliniques spécialisées en soins de suite et de réadaptation sont dans une situation plus favorable, avec une augmentation de la rentabilité nette qui atteint 3,3 % en 2012. Les cliniques psychiatriques enregistrent les meilleurs résultats, avec une rentabilité nette de 6 %, un faible endettement et des investissements en hausse. » (source DREES)

Commentaire : le point le plus inquiétant concerne, pour les cliniques MCO, le niveau très bas de leur capacité d’autofinancement et donc la baisse continue de leurs investissements qui ne représenteraient plus en 2012 que 3,9% de leur CA, niveau insuffisant pour garantir, à moyen terme, leur qualité globale de prise en charge.

Source : La situation économique et financière des cliniques privées à but lucratif en 2012

Imprimer cet article

Analyse et perspective économique des cliniques MCO (étude XERFI)

Nous signalons la publication par l’éditeur d’études XERFI d’une étude consacrée au business des cliniques MCO (voir liens ci-dessous).

Cette étude balaie les différentes questions stratégiques auxquelles sont confrontées les cliniques MCO dans un contexte de plus en plus difficile : érosion continue de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) passée de 7,6% en 2009 à 6,5% en 2012, résultat d’exploitation négatif pour un tiers d’entre elles, relations tendues et déséquilibrées avec les Tutelles, divergence d’intérêt avec les praticiens libéraux,…

Une présentation de l’étude en vidéo :

Sources :
Etude XERFI « Cliniques privées MCO »
Interview de Jean-Christophe Briant, directeur d’études chez Xerfi-Precepta, auteur de « Les cliniques de court séjour (MCO) – Dessiner la clinique de demain pour restaurer durablement les marges » par la FHP-MCO

Imprimer cet article

Le nouveau format M18 pour les RHS à partir du 3 mars 2014

A compter de la semaine 10 de 2014, donc de la semaine commencée le lundi 3 mars 2014, le format des RHS a changé en passant du format M17 au format M18.

Les 2 nouveautés de ce format M18 sont :

puce le numéro de version du RHS groupé passe de M17 à M18 (positions 11 à 13) et le numéro de version du RHS passe de M07 à M08 (positions 23 à 25)

puce le bloc d’informations lié aux actes CSARR change significativement :

  1. création d’un filler (un espace réservé pour plus tard) sur une position,
  2. le champ « nombre de patients en acte individuel » disparaît
  3. nouveau champ « nombre réel de patient » sur 2 positions
  4. nouveau champ « nombre d’intervenant » sur 2 positions
  5. nouveau champ « extension documentaire » sur 2 positions (cf le codage de certains plateaux techniques spécialisés)

Concrètement cela signifie que l’envoi M4 2014 (données de janvier à avril à envoyer au plus tard le 30 juin 2014) devra se faire au format M18.

Cela va arriver très vite et nos remontées du terrain montrent que de nombreux éditeurs de logiciels PMSI sont en retard en ce début avril dans leurs développements.

Pour ce premier envoi au format M18 se pose du coup la question du format des RHS des périodes M1 et M2 de 2014 : ces RHS doivent-ils être regroupés au format M18 ou peuvent-ils rester grouper au format M17 ?

L’ATIH a fourni une réponse claire : les 2 cas sont possibles.

Informations complémentaires :

  • Ce format M18 correspond au format M08 pour les RHS non groupés et au format M28 pour les RHA
  • Les nouvelles règles de contrôles 2014 de GENRHA ou AGRAF ne s’appliquent qu’aux RHS à partir de la semaine 10 de 2014.  Exemple avec le nouveau contrôle 2014 « 117 – nombre réel de patients incohérent »  : un RHS qui aurait un acte CSARR avec une valeur de nombre réel de patients égale à 0 pour un acte CSARR de type « collectifs » n’apparaî pas en erreur avant la semaine 10 et apparaît en erreur après la semaine 10.
    Nous publierons prochainement un article de présentation de ces nouveaux contrôles
  • En revanche, les nouvelles règles du guide méthodologique PMSI SSR 2014 et les nouveaux référentiels de la CIM-10 2014 et du CSARR V2 s’appliquent bien depuis la semaine 1 de 2014

Source : Description des formats de fichiers SSR applicables à compter de la semaine 10 de 2014 (ATIH)

Imprimer cet article